Isatis, l'agent 000, avait de nouveau rendez-vous aujourd'hui avec Lupus Incognitus, alias LoupDeVille, cette fois, dans un petit café du boulevard Saint-Laurent, le « Café Pi » ( hé oui, comme la lettre grecque pi ).
En plein le genre d'endroit pour plaire à l'écolo que je suis, et pourquoi, me direz-vous ? Hé bien tout simplement parce qu'on y sert des produits certifiés « équitables ».
Le commerce équitable permet aux consommateurs d'utiliser leur pouvoir d'achat afin de corriger les profondes injustices des échanges internationaux. On y offre donc uniquement des cafés certifiés équitables et le proprio s'efforce constamment d'élargir la gamme de ses produits dans ce sens. On y trouve aussi, du thé et du chocolat certifiés équitables.
Cet endroit est aussi une galerie qui offre aux artistes locaux une occasion d'y dévoiler leur talent. Tout artiste désirant exposer, peut soumettre un projet et profiter sans frais des installations pendant une période allant de 1 à 3 semaines. Le Café a également tout ce qu'il faut pour un vernissage réussi.
C'est également un lieux de rendez-vous pour les amateurs d'échecs et pour les accros d'informatique, grâce à un service « wifi ».
De plus, je me suis aperçu qu'on y fait également des projections de vidéos télévisuels qui touchent à l'environnement.
Et qui sera pointé du doigt, ce soir ? Nulle autre que la très vilaine multinationale américaine « Monsanto » !!!
BRAVO au Café Pi !!!
Isatis en train de jeter un œil intéressé aux écrits de LoupDeVille.
Vous pouvez voir en arrière plan, une partie du mur exposant de très belles gravures.
..barnak… Loup ! Qu'est-ce que je vois là ? Encore des erreurs d'accords du participe !!!
L'agent Isatis 000 aurait-il encore échoué dans sa « MISSION IMPOSSIBLE » de prouver l'existence de l'unique spécimen de loup urbain ? Je serais plutôt enclin à croire que LoupDeVille aurait eu un léger refroidissement, et qu'il tentait du mieux qu'il pouvait, de se réchauffer en s'emmitouflant et en dansant comme les gentils « G.O. » des Clubs Med. Le Club des blogueurs blagueurs pourra en effet le constater, dans ce petit vidéo.
C'était l'agent Isatis 000, directement de Montréal !
Dom Biquetto, Isatis, l'Ours, Ursidus ou Joreal ! C'est selon votre choix.
Ah ces amateurs ! Laisser leur une caméra entre les pattes quelques instants, et voilà le résultat… une photographie même pas cadrée correctement. Pfffft ! Il est vrai, qu'à la décharge de LoupDeVille, ce loup des villes de modèle unique, il n'est pas aisé de tenir une caméra et d'appuyer sur un petit bouton, avec ses pattes de canidé griffues et poilues.
Je ne vous cacherai donc pas, que Loup et moi avons pris le thé ensemble cet après-midi, dans un nouveau petit bistro. Nos critères de sélections des bistros, sont très strictes :
1- Internet oblige, il doit être nanti d'un service de connexion « wifi » gratuit pour les clients ne sachant pas se passer de leur ordinateur portable. L'inconditionnel du « wifi », c'est actuellement le LoupDeVille, quoique si la tendance se maintient, Isatis, selon mes pronostiques, devrait être à même de s'équiper lui aussi d'un portable, d'ici quelques mois, et devenir lui aussi, un inconditionnel du « sans fil ».
2- Ledit bistrot doit impérativement servir à tout le moins, du thé vert.
3- Les lieux doivent être tranquilles et abriter une ambiance propice à une agréable conversation, ou à une profonde concentration, si une inspiration subite, pousse le client que je suis, dans les méandres de ses pensées. J
Petit café rustique mais très sympa
Et aujourd'hui est une grande première mesdames et messieurs; je vous présente en exclusivité, une « patte » du Sieur le Loup. Naturellement, cette petite vidéo de quelques secondes à peine, n'a d'intérêts que pour une certaine bande de blogueurs fous.
Pour les français malentendants, je vous ajoute en sous-titres, une traduction de ce court dialogue en québécois.
- Cela fait cinq « Hé voilà », hi hi hi !! Je te l'avais bien dit Loup, que j'arriverais à compter au moins cinq fois cette expression mythique du LoupDeVille, avant la fin de notre rencontre !
C'était une des petites taquineries de Dom Biquetto à l'endroit de son nouvel ami, lors de notre récente rencontre, mardi dernier, devant notre éternelle tasse de thé vert. C'est que voyez-vous, ce cher LoupDeVille a l'habitude, chaque fois que son interlocuteur énonce une vérité à laquelle il adhère entièrement, de s'écrier: « hé voilà », au grand amusement de Dom Biquetto et d'Isatis, qui lui observe bien sagement la scène en souriant. Même l'Ours, qui ne dort toujours que d'un œil lorsque nous sommes sortis, ne peut s'empêcher de rire sous cape; on peut le voir, aux tressautements de sa panse.
Ce que je peux m'amuser parfois au dépend de LoupDeVille, mais jamais méchamment, bien entendu, car Loup est vraiment très sympathique. Nous avons pour le moment pris l'habitude de nous rencontrer au moins une fois par semaine, et j'avoue que c'est à chaque fois très agréable.
Notre prochaine rencontre se fera finalement dans son antre de la Gare Centrale. C'est là qu'il est le plus secret; aussi, en ce lieu, laisse-t-il plus volontiers la parole à son alter ego, Edgar Windsor de LaGare. C'est d'ailleurs ce dernier qui devrait m'initier au système d'exploitation Linux, sur son ordinateur portable.
Mes sorties se font beaucoup plus fréquentes, désormais, et il me tarde de commencer à visiter plein de sites de mon île, afin de pouvoir vous faire partager les photos que je serai bientôt en mesure de prendre, lors de mes randonnées.
Il n'y a pas à dire, mon été s'annonce très agréable !!!
Soyez sans crainte, mes petits amis, la marque de la bête ne représentait dans la tête d'Isatis, que le nom de la marque de commerce devant apparaître sur le devant de la casquette du Loup; vous savez, la petite marque en forme de « crochet », apparaissant sur certains articles de sport. Vous ne vous attendiez tout de même pas à ce qu'Isatis fasse une publicité gratuite à une multinationale américaine… non mais !!!
Toujours est-il, que le personnage au comptoir, une fois sa commande complétée, est passé devant Isatis pour rejoindre la table qu'il avait déjà convoitée. En voyant la marque de commerce sur le devant de la casquette, Isatis n'avait plus le moindre doute, et il s'écria spontanément en souriant: « Mr Le Loup » !!! Ce dernier en regardant Isatis s'écria: « Mr Réjean », avec un large sourire laissant apparaître l'absence évidente de quelques dents au sommet de la mâchoire. Bien qu'Isatis se montrait en apparence fort sûr de lui, ce petit détail, à lui tout seul, permit à notre renardeau de se sentir définitivement en parfaite sécurité, aussi ne se gêna-t-il pas de donner une tape amicale sur l'épaule du LoupDeVille, tout en lui disant qu'il le rejoindrait sans tarder.
Un autre petit détail qui ne passa pas inaperçu aux yeux aiguisés d'Isatis, est que LoupDeVille ne s'était contenté pour son repas, que d'un croissant fromage, d'une soupe et d'un thé vert.
Dom Biquetto apparaissant subitement dans le décor, fut définitivement convaincu que sa vie serait sauve, que le loup ne le dévorerait pas.
Ne soyez pas surpris de voir apparaître Dom Biquetto aussi facilement dans cette histoire, qui est dans les faits, pratiquement un conte de fée. On peut donc se permettre quelques libertés. Sir Isatis, chevalier d'Oniris de son côté, ne demandait pas mieux que d'être observateur en tant qu'auteur écrivain, laissant ainsi le soin à Dom Biquetto de s'entretenir avec le Loup.
Vous ne connaissiez pas encore la sainte trinité du Carrefour de Lorimier. Il y a Dom Biquetto le père, Sir Isatis le fils et un troisième personnage appelé communément l'Ours, l'esprit protecteur de la trinité, et qui aime par dessus tout roupiller tout l'hiver durant, obligeant les deux autres membres de ce triumvirat, à plus de prudence et à trop souvent végéter dans la tanière, durant chaque hiver.
Lors de son apparition subite au milieu du décor Mont-Royalien, Dom Biquetto, comme tout bon biquet qui se respecte et qui ose s'approcher d'un Loup, s'était bien assuré que son ursidé d'esprit était bel et bien en état d'éveil, malgré tout. Et pour être bien certain qu'il conserve bien son état de veille, Dom Biquetto le menaça de ne lui donner à boire que du vulgaire « jaune » au lieu de ce délicieux thé vert dont il le régalait normalement à tous les jours.
Aussitôt qu'on lui eut servi son muffin et son délicieux thé vert, Dom Biquetto-Isatis alla derechef rejoindre le Loup et sans plus tarder, une conversation très animée s'est amorcée entre les deux augustes personnages, pendant que l'Ours, benoîtement avachi dans un coin, ouvrit discrètement un œil durant une fraction de seconde pour s'assurer que tout se passe sans anicroche, avant de retomber dans un profond sommeil.
Isatis se rappela être entré dans le resto à 13 heures 30 et en être ressorti aux environ de 17 heures, c'est du moins l'heure qu'affichait sa montre, lors de son retour, quelques minutes après avoir quitté le LoupDeVille. Trois heures et demi donc, qui se sont passées vraiment, trop rapidement.
Dom Biquetto à son habitude, ne manquait jamais une occasion pour faire parler son compagnon de lui-même, car il aime bien connaître les gens qu'il côtoie et quand il se sent beaucoup d'affinité et de points en communs avec son interlocuteur, il devient lui-même très loquace. Il parlait de lui et de tout. Loup était de son côté, tout aussi loquace. On sentait bien que lui aussi se sentait bien à son aise en compagnie de Dom Biquetto. Il me parla un peu de lui, de sa jeunesse, de ses raisons toutes personnelles qui le poussent à vouloir conserver jalousement son anonymat sur le web. On parla aussi d'informatique, de nos blogs respectifs, de ponctuations et d'accords du participe passé.
On parla également de nos amis blogueurs blagueurs que nous aimons tant et que nous apprécions beaucoup. Toute la bande y est passée. Fred le scénariste qui venait de me demander de pondre un texte sur son « Homme à l'Envers », un personnage auquel je m'identifie presque, notre chère Princesse Loulène la Juliette poétesse du Fred, qui chemine actuellement sous la pluie, la douce Joyce, Princesse du Mans qui sait toujours trouver les mots justes pour vous remonter le moral. Il y était aussi question de Melody et de Cathou, deux amours de femmes, respectivement Princesse d'Alsace et d'Andalousie, les deux seules avec Biquetto à bien connaître le Loup, et Nine petite princesse romaine, dont les nouvelles impressionnent grandement Sir Isatis chevalier d'Oniris.
On parla évidemment de thé vert et d'un certain Gégé, le Noirmoutrain, notre souffre-douleur préféré, grand amateur de petits jaunes, écrivain et lui aussi chevalier d'Oniris. Et pour finir, je fis l'annonce au LoupDeVille qu'il devait s'attendre à devoir se dévoiler à la fin de l'année ou au début de l'année prochaine, puisque Majolo la photographe, notre Reine à tous, a déjà planifié de traverser la Grande Bleue pour venir rencontrer en personne, les deux blogueurs de Montréal. A cette mention, Loup se décida à sortir sa caméra Webcam qu'il avait soigneusement camouflée dans son sac, pour la mort dans l'âme, procéder pensa-t-il, à la prise de quelques photos pour la postérité. Voyant son trouble, Dom Biquetto lui dit qu'il n'y avait pas de presse pour les photos, qu'il avait tout son temps pour se dévoiler, que la Majolo photographe s'en chargerait de toute façon.
Nous sommes désormais trois à t'avoir vu et à bien te connaître et de ces trois blogueurs, il y a maintenant Dom Biquetto qui a eu la joie de te rencontrer et qui ne souhaite qu'une chose en ce qui te concerne, c'est de te revoir le plus souvent possible, tellement tu lui as fait bonne impression.
Tu sais, il fut un temps où il était très bien vu d'être une grosse personne, c'était un signe de richesse. Ne t'en fait donc plus avec ton apparence. Si tu avais été Brad Pitt, c'est certain que le Biquetto ne serait pas resté de bois. Mais, dis-moi Loup, Brad Pitt, sait-on ce qu'il y a dans son cœur, alors que moi je sais désormais que je suis conquis par le tien.
On se quitta donc, Loup et moi en très bons termes avec promesse de se revoir bientôt.
L'Ours s'est réveillé juste comme je me levais pour quitter LoupDeVille. Sur le chemin du retour, j'ai demandé à Isatis s'il avait déjà commencé à penser à ce qu'il allait écrire.
- Pas de problème Dom Biquetto, c'est déjà en cours de préparation dans ma tête. Je vais d'abord m'attaquer à un petit texte qui me trotte dans la tête depuis un certain temps. J'avoue que la demande du Fred le Scenaryo m'a incité à en commencer la rédaction sans plus tarder, et aussitôt après, j'ai en tête une petite histoire sur le loup, le renard et le biquet.
- Moi, je savais depuis le début que le Loup était doux comme un agneau et à aucun moment, je n'ai eu peur de lui, foi de Dom Biquetto !
- Si je t'avais mis en garde, mon petit Isatis, ce n'était que pour ton bien, pour que tu sois toujours conscient des dangers qu'il peut y avoir à tous les jours dans notre vie.
- Alors là, tu charries, le biquet, et je ne suis pas ton petit Isatis !!! Tu oublis que nous sommes une trinité et que je suis toi.
- Et puis, si tu obliges l'Ours à boire du « jaune » au lieu de thé vert, c'est toi qui le boira tout compte fait.
- Là, tu marques un gros point, mon petit Isatis… ou plutôt devrais-je dire, mon grand Isatis. Tel est pris qui croyait prendre. Je ne te sous-estimerai jamais plus, désormais.
Et c'est finalement le cœur léger et heureux, que notre trinité réintégra avec délice son petit Paradis.
Rue Mont-Royal direction ouest avec le Mont Royal en arrière plan
Ce n'est pas tous les jours que nous pouvons être les témoins privilégiés d'une rencontre tout à fait inusitée, entre un LoupDeVille format de Ville standard de modèle unique et un Renard arctique. D'autant plus curieux, que ce petit canidé était acclimaté à la douceur de son Carrefour de Lorimier et qu'il déteste par dessus tout le climat arctique. C'est un bien drôle de renard arctique ce Sir Isatis, chevalier d'Oniris, d'autant plus curieux qu'il est aussi prompt qu'un ours à se mettre en hibernation pour toute la durée du long hiver québécois. Et cette histoire, mes petits amis, c'est bel et bien passée, dans un petit resto au cœur du plateau Mont-Royal. Si, si, je vous assure, parole d'Isatis !!!
Alors donc, par un beau vendredi après-midi, Isatis sorti timidement son museau à l'extérieur de sa tanière, pour humer soupçonneusement les effluves de l'air printanier qui circulaient au dessus de sa ville. Le soleil chauffait délicieusement son territoire et ses deux narines frémissantes, humèrent avec délice cet air environnant chauffé à très exactement 16,2 degrés Celsius, température tout à fait suffisante se dit le petit renard, pour entreprendre une belle randonnée afin de se dérouiller de sa longue hibernation. Il faut toutefois reconnaître qu'Isatis serait assurément sorti de sa tanière à 16 degrés pile, mais admettez que 16,2 est encore plus confortable !!!
************************
Chemin faisant, Isatis se remémora tous les conseils que Dom Biquetto lui avaient servis avant son départ:
- Tu devrais porter du vert, mon petit Isatis !
Et sans lui demander son avis, car Dom Biquetto n'entendait pas à rire en pareille circonstance, Isatis dû à contrecoeur, camoufler sa fourrure blanche avec une casquette verte et un sac à dos de même couleur, pour passer plus facilement inaperçu en traversant les sentiers de la vaste forêt du Plateau Mont-Royal.
- Et si je te fais porter du vert, c'est pour que tu sois moins visible dans la forêt afin de pouvoir t'approcher du Loup sans être aperçu et que ce ne soit pas l'inverse; je suis un biquet et un biquet n'est jamais trop prudent lorsqu'il s'approche d'un loup, tu le sais bien mon petit Isatis.
- Dom Biquetto, arrête de m'appeler ton petit Isatis, je suis grand maintenant, et puis moi, je ne suis pas un biquet je suis un renard !
- Et puis, ne m'avais-tu pas déjà dis que ce LoupDeVille standard de modèle unique était affublé de dents en caoutchouc, alors que les miennes, sont bien solides ? D'ailleurs je trouve bien curieux que nos dentitions de canidés respectives soient si différentes en dureté, étant donné que nous sommes tous les deux de grands consommateurs de thé vert, qui comme tout le monde ou presque le sait, contient plein d'antioxydants, excellents pour la santé.
- C'est le Loup lui-même qui m'avait assuré qu'il avait des dents en caoutchouc, répondit Dom Biquetto, et qui plus est, qu'il lui en manquait quelques-unes à la mâchoire supérieure. Mais sachant que l'un de nous chercherait à le rencontrer dès la venue du printemps, il s'agissait peut-être d'une ruse de sa part, pour nous attirer dans ses griffes.
- Le Loup est reconnu pour sa ruse; rappelle-toi sa magouille pour attirer le Petit Chaperon Rouge !!! Non mon petit Isatis, tu dois rester sur tes gardes lorsque tu seras en sa présence et puis, a-t-on déjà vu un loup écrivain ?
- Ne m'appelle plus ton petit Isatis !!!
- D'accord ! D'accord mon petit Isatis, je ne le dirai plus. Mais il vaut mieux être prudent. Tout ses beaux mots pour enjôler les femmes, ne sont peut-être que de la poudre jetée aux yeux pour attirer ses proies.
- Mais moi je ne suis pas une renarde, je suis un renard !
- C'est vrai mon petit Isatis, mais tu es quand même un petit renard bien en chair et je ne pense pas que les loups prennent le temps de vérifier le sexe de leurs victimes avant de les égorger.
Grrrrrr !!! Je commence à en avoir marre d'être traité comme un gamin. Pfffft !!! Ce qu'il peut être trouillard, ce Dom Biquetto !
**************************
Après avoir fait sa petite balade pour se dégourdir un peu, Isatis arriva finalement au bout d'une heure, en face du petit resto où le rendez-vous avait été fixé. Il avait une heure d'avance, mais il en profita tout de même pour entrer, sûr de lui, vérifier à l'intérieur, au cas où le Loup serait déjà arrivé.
Un grand gaillard aux proportions d'un LoupDeVille standard, était attablé en lisant nonchalamment son Journal de Montréal. De son œil avisé, Isatis eu tôt fait de s'apercevoir que les indices caractéristiques du LoupDeVille format standard, mais de modèle unique, n'étaient pas toutes respectés, ce qui impliquait en toute logique, qu'Isatis n'était pas en présence du bon spécimen. Et puis, ledit spécimen ne daigna qu'à peine jeté un bref regard sur Isatis. Le thé vert semble avoir un effet plutôt apaisant, puisque cette imitation de LoupDeVille, sans doute made in China, semblait relativement douce. Tout compte fait, il avait plus les allures d'un panda géant.
Comme Isatis avait encore une heure à patienter: « Qu'à cela ne tienne, se dit-il allègrement, il fait un temps superbe à l'extérieur, autant en profiter encore un peu. Ce fut donc avec un enthousiasme renouvelé que notre renardeau en herbe parcouru pendant encore une petite demi-heure, ce large sentier appelé, rue Mont-Royal, et qui menait tout droit vers la montagne du même nom.
À son retour au lieu de rendez-vous, Isatis remarqua une file de clients qui attendaient de se faire servir au comptoir, derrière un spécimen ressemblant à un LoupDeVille standard et qui de prime abord, cadrait parfaitement avec la description fournie. Il ne restait plus qu'à voir la marque de la bête qui se trouvait sur le devant de la casquette qui lui servait de couvre-chef…
Isatis se mis à la fin de la queue dans l'attente de se faire servir lui aussi, un de ces merveilleux thés verts qui ont si bonne réputation auprès de tout le monde ou presque et surtout, dans l'attente de voir la fameuse marque de la « BÊTE » !!!